Le dimanche 4 octobre 2026, la ville de Marck organisera, pour la première fois, un référendum local. Les électeurs inscrits sur les listes électorales seront invités à se prononcer directement sur une question concernant l’armement de la Police municipale. L'objectif ? Associer les Marckois aux décisions majeures pour l'avenir de Marck.

Une première à Marck : les habitants appelés à décider

Le dimanche 4 octobre 2026, les Marckois seront invités à répondre à une question unique dans le cadre du premier référendum local organisé par la Ville.

Cette démarche traduit la volonté municipale de permettre aux habitants de prendre directement part aux décisions qui concernent l’avenir de la commune et les conditions de sécurité au quotidien.

Cette consultation vient compléter les différentes actions engagées depuis 2014 en faveur de la démocratie participative : retransmission en direct des conseils municipaux, possibilité pour les citoyens de poser directement leurs questions au Conseil municipal, budgets participatifs, consultations et rencontres citoyennes ou encore possibilité de demander l’inscription d’un sujet à l’ordre du jour du Conseil municipal.

Quelle question sera posée ?

Les électeurs inscrits sur les listes électorales seront invités à répondre à la question suivante :

« Êtes-vous favorable à doter les agents de la Police municipale d’armes à feu dans le cadre de l’extension des patrouilles en soirée et le week-end ? »

En cas de rejet de l’armement létal, les agents de la Police municipale seraient dotés de pistolets à impulsion électrique.

Pourquoi la question de l’armement se pose-t-elle ?

Les missions de la Police municipale connaissent aujourd’hui une évolution importante. Les agents interviennent de plus en plus régulièrement comme premiers intervenants lors d’accidents ou en appui de la Police nationale.

Dans certaines situations, notamment en cas d’agression à l’arme blanche ou par arme à feu, les agents municipaux, actuellement non armés, peuvent eux-mêmes être exposés à des situations dangereuses. Le port de l’uniforme les rend également particulièrement identifiables et donc davantage exposés au risque de blessure.

La municipalité souligne également l’évolution des interventions liées à la situation géographique de Marck, à proximité de Calais, de l’A16, du port et du tunnel, ainsi que la présence ponctuelle d’armes à feu sur les camps de migrants à proximité de la commune.

L’extension des patrouilles de la Police municipale en soirée et le week-end conduit ainsi la Ville à s’interroger sur les moyens permettant aux agents d’assurer leurs missions tout en garantissant leur propre sécurité.

Une Police municipale avant tout tournée vers la proximité

La Police municipale est avant tout une Police de proximité. Sa mission principale consiste à garantir la tranquillité publique, prévenir les incivilités et assurer la sécurité du quotidien.

À Marck, son action repose notamment sur trois piliers : la prévention, le partenariat et la proximité.

Les cinq policiers municipaux interviennent auprès des écoles, des commerçants et des seniors, notamment dans le cadre d’actions de prévention. Ils assurent également des patrouilles, des points fixes aux abords des établissements scolaires, constatent les infractions, participent à la gestion des conflits et rendent compte aux autorités judiciaires des crimes et délits dont ils ont connaissance.

La Police municipale participe également à la sécurité et à la gestion de la circulation lors des nombreuses manifestations organisées à Marck, qu’elles soient municipales ou associatives.

Quel est le cadre légal de l’armement ?

Le port d’une arme à feu par un policier municipal est strictement encadré par la réglementation.

Lorsqu’un armement est autorisé, il ne peut être porté qu’après une procédure exigeante comprenant notamment une demande individuelle du maire auprès du préfet, une enquête de moralité, un certificat médical ainsi que l’obtention des formations obligatoires dispensées par le CNFPT.

Des séances d’entraînement obligatoires sont également prévues chaque année afin de maintenir les compétences des agents.

L’armement létal est présenté comme un moyen de protection supplémentaire pour les agents dans des situations exceptionnelles. Son utilisation est strictement encadrée et n’est autorisée qu’en cas de nécessité absolue, notamment dans le cadre de la légitime défense.

Quel serait le coût pour la commune ?

La mise en place d’un armement de la Police municipale représenterait un investissement pour la Ville.

Pour cinq pistolets de type « Glock », l’investissement initial est estimé à environ 19 500 €, comprenant notamment l’acquisition des armes, d’un coffre-fort, la sécurisation des locaux et la formation des agents.

Le fonctionnement du dispositif représenterait ensuite environ 2 400 € par an, principalement pour les formations obligatoires et les séances d’entraînement.

À titre de comparaison, le coût d’investissement d’un dispositif reposant sur le pistolet à impulsion électrique est estimé à 28 000 €, avec un coût de fonctionnement annuel d’environ 3 000 €, notamment pour les formations et les cartouches.

Comment participer au référendum ?

Le référendum local se déroulera le dimanche 4 octobre 2026.

Tous les Marckois et ressortissants européens peuvent participer à la consultation, à condition d’être inscrits sur les listes électorales. Les nouveaux majeurs seront automatiquement inscrits et recevront une attestation à leur domicile.

Les personnes nouvellement installées à Marck sont invitées à effectuer leur inscription en mairie ou en ligne avant le 28 août 2026.

Le jour du scrutin, quatre bureaux de vote seront ouverts de 8h à 15h :

  • Foyer des Personnes Âgées : bureaux n°1 et n°2 ;
  • École du Moulin : bureaux n°3 et n°5 ;
  • École des Hautes-Communes : bureaux n°4 et n°8 ;
  • Maison des Islandais : bureaux n°6 et n°7.

Comme pour toute élection, chaque électeur devra présenter une pièce d’identité ainsi que sa carte électorale, s’il en est en possession.

Le dépouillement sera réalisé publiquement avant la proclamation des résultats.

Et si vous ne pouvez pas vous déplacer ?

Les électeurs dans l’impossibilité de se déplacer pourront établir une procuration dans les conditions prévues par la réglementation.

Pour cette consultation, la démarche devra être effectuée auprès du commissariat de Calais. La procuration en ligne n’est pas possible.

Une participation encadrée par la réglementation

Pour être validé, le référendum doit avoir été préalablement délibéré en Conseil municipal.

La réglementation prévoit également un taux de participation minimum de 50 % des électeurs inscrits sur les listes électorales. Si ce seuil n’est pas atteint, la décision concernant l’armement de la Police municipale reviendra à l’assemblée délibérante.

Les différents partis représentés aux élections municipales pourront faire campagne sur la question de l’armement municipal, sous réserve d’en faire la demande avant le 14 septembre 2026. La campagne débutera le 21 septembre 2026.

À compter du 14 septembre, un dossier d’information complet sera également accessible sur le site internet de la Ville, sur le panneau d’affichage légal et en mairie.

Une réunion publique pour répondre à vos questions

Parce que le référendum doit permettre à chacun de se prononcer en connaissance de cause, les élus du Conseil municipal invitent les habitants à une réunion publique le mardi 29 septembre à 18h30.

Cette rencontre, organisée au hall du Complexe des Dryades, allée de la Découverte, aura pour objectif de répondre aux interrogations des habitants sur la question soumise au vote.